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Le ton de l'entrevue est relaxe, Michael est à l'aise, il rit souvent et semble heureux de collaborer et répondre aux questions. Bien que datant de plus de 10 ans, cette entrevue reste encore très actuelle car, aux nombreuses questions simples et variées de la journaliste, les réponses de Michael sont toujours inspirées par la même philosophie, la même lucidité et la même humilité face à sa carrière professionnelle et sa vie personnelle.
--- Diane Collins : Michael, je crois savoir que vous êtes un amoureux des animaux... Est-ce vrai ?
C'est très vrai. Par le passé, nous avons fait des tournées dans différents pays et états, j'ai visité des zoos à travers le monde et j'ai découvert de nouveaux animaux. Je me sens bien avec eux... [rires]
--- Diane Collins: Mieux qu'avec les humains ?
Oui...
--- Diane Collins: Est-ce vrai que vous avez un zoo sur votre propriété ?
Bien...Je ne dirais pas un zoo mais j'ai certains animaux, ici. Je les collectionne encore.
--- Diane Collins : Quelles sortes d'animaux ?
Que j'ai ?
--- Diane Collins : Oui.
Bien...j'ai un lama qui est une merveille, il est plus grand que moi. Il vient du Pérou, en Amérique du Sud...[rires] Il était dans un cirque. Il s'appelle Louie, il est gentil et il aime les gens, il fait des petits tours. J'ai un mouflon, il ressemble à un bélier mais il n'en est pas un. Il vient aussi d'un cirque, ils ont été élevés ensemble, son nom est Mister Tibbs. J'ai un boa constricteur de presque six pieds de longueur, son nom est Muscles. Je l'amène parfois au studio...Diana Ross était ici et on lui arrachait ses écailles tous les deux. Il mue deux fois par mois. Diana avait un peu peur...elle ne pouvait pas se détendre avec lui...
--- Diane Collins : Elle l'a touché ?
Oh, oui...J'ai deux daims, Prince et Princesse. Ils sont vraiment mignons, ce sont des daims nord-américains que j'ai élevés moi-même au biberon.....vraiment mignons. J'ai aussi toutes sortes d'oiseaux...
--- Diane Collins : Avez-vous un préféré ?
Dans les animaux ?
--- Diane Collins : Oui.
mmmmhh, probablement Louie, Prince et Princesse.
--- Diane Collins : D'accord...Vous êtes considéré comme l'artiste mondial numéro Un...Quel est votre secret Michael ?
Heu...juste aimer ce que je fais...parler avec son c½ur, être honnête, réellement...heu...[rires]. Je ne peux pas dire qu'il y a une formule magique ou rien... Juste... que quand tu peux faire du bon travail, tu le fais... [rires] Oui, aimer ce que l'on fait, mettre tout son c½ur au travail...
--- Diane Collins : L'honnêteté, est-ce très important pour vous ?
Oh oui!! Très important....J'ai écrit des chansons dont je suis fier comme 'Billie Jean', 'Beat It', 'Startin' Somethin' et d'autres. Des chansons sur lesquelles, vous savez, j'ai beaucoup travaillé. Elles sont spéciales...
--- Diane Collins : ...Je vous parlais d'honnêteté dans la vie quotidienne et vous me répondez honnêteté musicale? Vous voulez dire que l'honnêteté c'est de sortir vos sentiments sur un disque ?
Hummm, hummmm, oui.
--- Diane Collins : Votre public espère de vous des choses nouvelles et excitantes chaque fois que vous lancez un album. Dans les hauts standards, est-ce de plus en plus dur ou de plus en plus facile à réaliser ?
C'est plus dur (fatigué) parce que peu importe ce qu'on fait, on se bat en réalité contre son produit précédent et tout le monde espère plus. C'est comme au cinéma. On va voir "Star Wars" et avec "L'Empire Contre-Attaque" ou "Le Retour du Jedi" on attend toujours plus...toujours...Vraiment, on essaye de se surclasser à chaque fois, et c'est dur. Prenez les Bee Gees avec "Saturday Night Fever", c'est vraiment impossible vous savez...mais je crois à une amélioration. On vieillit, ça doit être mieux. C'est comme quand je chante, plus je vieillis mieux c'est.
--- Diane Collins : Essayer, de surclasser votre album, est-ce épuisant moralement et physiquement ?
Mmmhhh...Non, c'est un challenge. C'est rigolo. C'est comme...je ne devrais pas parler de jeu, mais je...je m'amuse beaucoup à le faire... C'est vraiment...heu...être payé pour faire quelque chose qu'on aime, c'est vraiment un cadeau. Je pense à tous ces gens au chômage, et à ces gens qui détestent leur travail, c'est horrible...Moi on me paye pour quelque chose que j'adore faire. [Rires]. C'est très le "fun", je m'amuse bien...
--- Diane Collins : Vous avez déjà dit vous sentir plus à l'aise sur une scène que nulle part ailleurs. Que faites-vous pour vous amuser...quand vous n'êtes plus sur scène ?
Je rêve d'être sur scène...[Rires]. Je m'occupe de mes animaux, des trucs comme ça. Je ne vais nulle part.... Je ne sors pas...Je trouve les discos et les night-clubs sympathiques, si vous aimez sortir. Moi, dès que je vais dans ces endroits, c'est comme un travail, on me vole mon plaisir. Ils annoncent que je suis là, ils se mettent à passer mes disques, je signe des autographes
--- Diane Collins : et vous êtes encore sur scène...
Oui, c'est pas marrant! J'ai essayé les déguisements, tout un tas de subterfuges, mais ça ne marche pas. C'est okay pour moi, je m'en fous...[rires]
--- Diane Collins : Pour moi, quand je veux me détendre, vraiment me changer les idées, je lis ou autre chose. Pour vous, est-ce encore les animaux ?
Les animaux, oui, ou être avec les enfants. J'adore les enfants, les petits. Je joue avec eux, on nage, des trucs comme ça.
--- Diane Collins : Vous faites partie de l'industrie musicale depuis l'âge de cinq ou six ans. Comment imaginez-vous votre vie si vous n'aviez pas eu le talent de chanteur ?
[silence]. Je ne peux pas imaginer, vraiment...Je...J'ai pas idée de ce que je ferais. Ce que je fais me semble parfaitement ce que je dois faire et...heu...c'est ma contribution à cette vie, à ce monde. Je fais ce que je fais avec tout mon c½ur et chaque fois que je peux aider, je le fais...heu...j'aime les gens et je veux les rendre heureux. Il n'y a rien comme d'avoir un disque numéro un. Je ne parle pas de mon ego, je me fous de mon ego. Non, ça veut dire: les gens achètent mon disque et ils aiment. C'est bonnnnn...!! Tous ceux qui...heu...je peux faire une musique sensationnelle, mais il faut tous ces gens derrière, les disc-jockeys, les directeurs des programmes pour m'aider à la faire vraiment exploser et je l'apprécie.
--- Diane Collins : Ainsi...il semble qu'à soixante ans Michael Jackson sera toujours sur scène ?
Heu...[silence] oui...heu... Je serai probablement en train d'écrire et je ferai des films, en tant que réalisateur, des machins comme ça...Je serai toujours présent mais un petit peu en retrait, j'aiderai des nouveaux à développer leur talent...Je leur indiquerai la direction...
--- Diane Collins : Avec ce succès dans le show-business...vous avez dit plus tôt que votre vie privée était pratiquement perdue. Comment faites-vous pour sortir ? Avez-vous arrêté de sortir pour ne plus signer d'autographe ou vous faire déranger pour des photos? Avez-vous trouvé un moyen d'avoir une vie privée à l'extérieur de votre maison ?
Hmmmm... La plus belle des vies privées est à l'intérieur de soi. Être indépendant.... Tout ce que je veux faire est ici ...heu...Je peux faire tout ce que je veux vous savez... Si je sors, c'est terrible, c'est l'engloutissement, les autographes et les gens. Je suis d'accord pour donner des autographes. C'est le "fun"... Vous savez, ça fait partie du métier...que je fais.
--- Diane Collins : Vous arrive-t-il d'avoir envie de tout arrêter pendant quelques années, de prendre un peu de repos, d'être complètement égoïste, de cultiver votre jardin et d'oublier Michael Jackson, les disques, les films, le show-business et tout... Le feriez-vous ?
Si je prends une seule semaine de repos j'ai la sensation de fuir. J'ai la sensation de tout rater. J'aime faire l'acteur, j'aime créer, j'aime écrire des chansons, j'aime trouver des idées, j'aime foncer dans le futur, le son de demain... heu...La musique change constamment...minute par minute et c'est important pour moi de ne pas devenir ringard, pour employer une expression dépassée...[rires]
--- Diane Collins : Certains de vos enregistrements sont considérés comme des classiques. Ne deviendront-ils jamais ringards ?
Non, parce que pour moi, une bonne mélodie ne vieillit pas. C'est le truc le plus important, une bonne mélodie. Ces vieux Motown, ces vieux Beatles... sont phénoménaux, ils ne vieilliront pas. Mais le son change, les instruments changent! Dans les années soixante tout reposait sur la guitare, guitare électrique, guitare acoustique. De nos jours les synthés et les computers ont tout envahi. C'est un autre son. C'est différent. Les mélodies n'ont pas changé, la musique si.
--- Diane Collins : Oh, je vois ce que vous voulez dire maintenant...Tout à l'heure vous avez dit aimer les enfants, les petits enfants. Et le mariage ? Ensuite vous pourriez avoir vos propres enfants... est-ce loin tout ça Michael ?
J'en ai aucune idée...rires... j'en ai aucune idée...
--- Diane Collins : Okay...n'en parlons plus...[rires]. Y a-t-il des choses que vous aimeriez faire à la télévision ?
Mhhh...Je reçois des offres de tout genre tout le temps. On me propose ma propre série, des spéciaux, des apparitions dans les feuilletons, de refaire un dessin animé...Toutes sortes de choses. En ce moment ma préoccupation serait plutôt le cinéma. C'est ce qui m'intéresse...
--- Diane Collins : Quel genre de film ?
Heu...Quelque chose de vraiment différent, quelque chose d'excitant. Quelque chose de jamais vu. Je suis emballé par ce que "Star Wars" a pu être à l'industrie du cinéma. Ça a généré un nouveau look de film, ces scènes d'actions dans le cosmos au lieu d'être sur Terre, ça a emmené le cinéma ailleurs...
--- Diane Collins : Oh!..."Star wars" est un de vos films favoris ?
Oui. Avec "E.T.".
--- Diane Collins: E.T. ?
Oui [rires]
--- Diane Collins : Très bien...."Call Home E.T"....
[Rires]...Steven Spielberg est un génie
--- Diane Collins : Vos activités créatrices vous entraînent dans l'avenir. Votre musique est futuriste. Vous regardez vers le futur et planifiez en conséquence...et au niveau cinéma vous voulez faire du jamais vu...[Il acquiesce.] Je ne vois pas quel genre de film cela pourrait être. Je ne sais pas... Pouvez-vous être plus précis ?
Heu... J'ai des tonnes de scénarios ici...il en arrive tous les jours. Avec un film il faut être absolument sûr. Sélectionner. Trouver pile le bon truc. Ce qui ira pour moi. Et moi en plus, ce que j'adore, c'est surprendre les gens. Aller là où ils ne m'attendent pas. Je suis complètement impliqué dans deux ou trois projets, je ne peux pas en parler, parce que je veux vous surprendre! [rires]
--- Diane Collins : Oh!...allez, juste un petit aperçu ?
Ce sera futuriste...Et, heu...Ça ne ressemblera à rien, c'est tout ce que je peux vous dire! [Rire joyeux].
--- Diane Collins : Alors si je comprends bien c'est là le mot-clef pour Michael Jackson: "Différent"...
Yeah...
--- Diane Collins : Vous avez dit que les Eagles étaient un de vos groupes favoris. Leur 'Hôtel California' a-t-il inspiré votre 'Heartbreak Hotel' ou <Thriller> ?
Non. 'Heartbreak Hotel' a été surtout stimulant pour Rod Temperton. C'est ça qui lui a donné l'idée d'écrire la chanson <Thriller>. Il m'a dit qu'il adorait cette chanson avec les effets spéciaux, les bruits bizarres. Moi, à l'époque, j'essayais d'avancer dans le futur...heu...d'intégrer à ma musique des effets sonores dramatiques. Et...ça a marché! Un tas de gens ont sauté là-dessus, comme les Pink Floyd, et donc Rod Temperton avec "Thriller" rires...Et puis tout le monde incorpore des effets spéciaux dans les disques maintenant. C'est super !..
--- Diane Collins : Cette chanson était donc un prototype de ce qui va se passer maintenant...
Oui,oui....
--- Diane Collins : Une date définitive a-t-elle été retenue pour la tournée de la famille Jackson avec Jermaine et Janet ?
Bien...Peut-être quelque part après l'été Mais franchement il n'y a rien de certain à ce stade. Je n'en ai parlé ni à Jermaine, ni à Janet. Si on le fait ce sera une surprise. Je ne peux dire ni oui, ni non. Et puis Jermaine est assez imprévisible. Il se peut qu'il dise: "Ouais, okay, on y va" et il disparaît six mois et se repose quelque part. Jermaine change d'avis [rire] tellement vite! La dernière fois que j'ai entendu parler de lui il voulait déménager sur une île qu'allait s'acheter. Maintenant c'est fini. Après ça il était branché bateaux. Il change sans arrêt. Je peux vraiment pas parler pour lui !
--- Diane Collins : Ces disques d'or, de platine, ces Grammys, ça inspire Michael Jackson? Ça le fait continuer ?
Toujours. Ça m'excite. L'or, le platine...Mais faut pas prendre tout ça trop au sérieux. C'est pas la peine de trop réfléchir sur le passé, de contempler son or...[Silence] On peut...heu...on peut se perdre dans les succès passés au lieu de tenter de se surpasser. Vraiment...Certains jours je sors tous mes disques d'or et de platine et je les regarde, et j'essaye de pas les prendre au sérieux. J'ai tellement à faire...je dois oublier tout ça.
--- Diane Collins : Est-ce difficile d'oublier que vous êtes sous les projecteurs, que vous êtes une superstar...Votre nom est tout là-haut avec celui de Mohammed Ali...sinon plus haut. Vous êtes connu partout...vous dites que vous ne pouvez pas sortir tranquille. Tout le monde connaît Michael Jackson. Est-ce difficile de ne pas vous prendre au sérieux ?
Mhhh... non...C'est très facile pour moi! Je refuse tellement de choses...heu... Je me sens...comme vous. Comme ces gens dans la pièce. Je suis humain. Ni pire, ni meilleur que vous. J'ai un certain talent. Je chante, je danse, j'écris des chansons. C'est le show-business, ça. Mais en dessous je suis comme vous. Je n'ai ni ego, ni grosse tête. Et il y en a des gens dans ma partie qui ne sont pas comme ça [rires]. La plupart de ces gens tombent. Ils s'écrasent. Ils oublient d'où ils viennent, ils traitent les autres d'une façon ignoble... Ils oublient que ce sont les autres qui les ont mis au sommet! C'est ça qui est important. C'est ce que je pense et qu'ils devraient penser...[rires]
--- Diane Collins : En réalité, vous vous protégez de la chute en restant normal et très humain...
Oui. Je ne crois pas à l'échec. J'ai même banni le mot de mon vocabulaire. La chute. L'échec. Je n'y crois pas.
--- Diane Collins : Ça fait partie de votre éducation, avoir des buts, ne pas croire à l'échec au point de ne pas même pouvoir dire le mot ? Vos parents vous ont appris ça ?
Mon père et ma mère m'ont beaucoup appris. Ils m'ont appris à m'entraîner. A être déterminé. Ceci et cela...Mais ça, c'est ma croyance personnelle... [rires].
--- Diane Collins : Parfait...Depuis l'âge de cinq ou six ans, vous êtes dans le show-business. Avez-vous parfois envie de retourner en arrière et de revivre votre enfance différemment parce que la question que je me pose est de savoir si vous avez eu une enfance et si vous êtes entré confiant dans le monde des adultes ?
Heuuuuu...[Silence]. Je crois que c'était assez spécial d'être élevé sur une scène, en tournée permanente. C'est pas la vie d'un enfant ordinaire! C'est différent. J'ai aimé le faire. Ce ne sont pas mes parents qui m'ont forcé à le faire. Si j'avais été forcé, je crois pas que j'aurais tenu aussi longtemps...j'aurais fait une overdose [rires] ou un truc comme ça. Mais j'ai adoré ça... Il y a rien pour moi comme d'être sur scène. On peut pas décrire ça avec des mots. Quand les lumières sont sur vous, vous sentez un certain esprit et vous avez pas envie que ça s'arrête! [rires]
--- Diane Collins : Vous seriez prêt à passer 24 heures sur 24 sur scène si c'était possible ?
mmm..mmm.
--- Diane Collins : Donc vous ne regrettez pas une...
Pas une minute, pas une minute.
--- Diane Collins : Vous êtes supposé interpréter Peter Pan. Quand se fera le lancement de ce film ?
Ils sont en train de l'écrire. C'est un projet qui m'intéresse. Diverses personnes m'ont approché pour faire ce film. Je n'ai pas encore dit oui, car je n'ai pas vu le scénario. Ils l'écrivent, j'attends.
--- Diane Collins : Vous me le laisserez savoir, d'accord ?
oui...[rires]
--- Diane Collins : Personnellement, je vous identifie comme un génie musical noir. Et pourtant vous touchez une audience beaucoup plus vaste que ça. Trouvez-vous difficile de plaire, à la fois, aux deux publics, noir et blanc, quand vous êtes sur scène ? Considérez-vous les aspects noir/blanc ?
Non. [soupire]. Je ne pense pas en termes de couleur ou de race. Quand j'écris une chanson je ne me dis pas: c'est pour les Noirs, c'est pour les Blancs. J'écris. C'est tout. J'écris quand ça vient et je suis influencé par tout ce que j'entends et ça marche comme ça. Ce que j'écris est la somme de toutes les musiques avec lesquelles j'ai été élevé...Je ne pense pas en termes de couleur. Je ne crois pas à ça. Vraiment pas.
--- Diane Collins : Vous dites que votre musique n'a pas de couleur...
Oui. La musique c'est pour tous, pour tout le monde...C'est pour la joie des gens !
--- Diane Collins : Comme chanteur et aussi superstar, vous êtes toujours sous les projecteurs. Mais là, je pose la question à la personne derrière la vedette. Est-ce difficile de regarder en arrière et se souvenir de ses racines noires ?
Nooooonnnn... [lassitude] pas difficile. Je n'ai qu'à me regarder dans le miroir. C'est tout ce que j'ai a faire... ou à regarder mes mains.
--- Diane Collins : D'accord... maintenant, si vous aviez l'opportunité de faire un message à vos fans. Quel serait-il ?
(Plus détendu). J'ai une seule chose à leur dire et c'est : "Merci. Je vous aime!"
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